Deux décrets publiés au Journal officiel des 31 décembre 2016 et 22 mars 2017 établissent la liste des régions dans lesquelles l’âge limite d’entrée dans l’apprentissage est fixé à titre expérimental à 30 ans (contre 25 ans par ailleurs).

Rappel 

Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail écrit à durée limitée (CDD) ou à durée indéterminée (CDI) entre un salarié et un employeur. Il permet à l’apprenti de suivre une formation en alternance en entreprise sous la responsabilité d’un maître d’apprentissage et en centre de formation des apprentis (CFA) pendant 1 à 3 ans.à : 210 €

Remise à plat du financement, ouverture jusqu’à l’âge de 30 ans, aide au permis de conduire… Le gouvernement a levé le voile sur les principales mesures de la réforme de l’apprentissage visant à faire de cette filière la voie de formation par excellence. A contrario d’une voie de garage. C’est en tout cas ce que souhaite le gouvernement, qui a présenté en février dernier réforme visant à redorer le blason de la filière. Fruit de négociations entre les partenaires sociaux, l’État et les régions, le projet de loi promet une «révolution copernicienne», selon les propos de Muriel Pénicaud, la ministre du Travail. Il sera présenté en Conseil des ministres au printemps avant un vote pendant l’été et une entrée en vigueur en 2019.

 

Et l’enjeu est de taille car le chômage des jeunes reste très élevé et la main d’oeuvre se fait rare dans certains secteurs. D’où la nécessité de relancer la formation dans ces filières en difficulté (malgré les mesures de soutien prises par les gouvernements successifs).

 

En tout état de cause l’apprentissage semble être la bonne solution, à en voir les résultats éprouvés chez nos voisins européens.

Cette réforme comporte 5 mesures :

  1. Impliquer les entreprises dans la pédagogie : Les partenaires sociaux « co-écriront » les diplômes professionnels pour qu’ils correspondent davantage aux besoins en compétences des entreprises.
  2. Simplifier le calendrier des embauches : L’embauche d’apprentis pourra se faire tout au long de l’année, contrairement aux saisons qui sont aujourd’hui imposées par les CFA.
  3. Simplifier les aides devenues illisibles : Les aides seront unifiées et ciblées sur les TPE / PME et les niveaux bac et pré-bac alors qu’il existe aujourd’hui trois aides à l’embauche différentes
  4. Simplifier le financement : Il n’y aura plus qu’une seule cotisation alternance, au lieu de deux, aujourd’hui, dont le montant sera fixé par les partenaires sociaux.
  5. Flexibiliser les contrats : Il ne sera plus obligatoire de passer devant les prud’hommes pour rompre un contrat après 45 jours. L’employeur pourra par exemple rompre le contrat pour faute grave.
  6. Par ailleurs, les jeunes en recherche d’emploi ou jeunes diplômés souhaitant se reconvertir ou se spécialiser auront accès au dispositif élargi. N’est-ce pas une bonne nouvelle pour les 25-30 ans ?

 

Cette réforme, est définitivement tournée vers la création de la « société du travail ». Les freins sont levés pour les entreprises qui font face à des enjeux de recrutement, de renouvellement de génération ou de pénurie de compétences en s’ouvrant de nouveaux champs de développement.

MenIRH a conscience de cette opportunité que cette jeune main d’oeuvre représente pour les entreprises. Pour en savoir plus, contactez-nous !